Sex Plays!, les projets

Notre premier théma de l'année s'est terminé le 1er décembre 2017. L'occasion de découvrir 5 projets travaillés d'arrache-pied pendant une semaine par les M2... Ce post vous donne un petit aperçu de la semaine et de ses résultats.

Les recherches ont pu commencer mardi après-midi après une dernière conférence technique en matinée. Beatriz Higón nous a parlé des process engagés dans son entreprise BS Atelier.

Mardi soir, toustes ont leurs axes de réflexion et sont prête/e/s à modéliser des premières propositions en terre et plastiline. Bea, quant à elle, teste la réaction du silicone avec divers matériaux pour le moule. La plastiline ne donne pas les résultats attendus, il faudra donc mouler avec la résine plasticrète ou du plâtre.

Mercredi, les premières maquettes émergent, et se posent des problèmes d'échelle, d'usage... Le silicone impose un tempo particulier, les étudiant/e/s savent que la phase de test est compressée et qu'il faut vite "sortir" des propositions. Tout le temps du workshop, Irina Pentecouteau et Cécile Laporte, du duo candiD et étudiantes en master MEEF, épaulent les étudiant/e/s... tout en se livrant à leurs propres tests.

Jeudi : le jour le plus difficile des workshops ! Les moules s'effritent, se cassent, certaines modèles ne donnent pas les résultats attendus... La journée s'étire et c'est le Mx. Subi (voir ci-dessous) qui retient finalement le groupe concerné (Léa, Mahelle et Caroline), Bea et Pia jusqu'à 22h pour une coulée épique !

Vendredi, les étudiant/e/s paufinent les pièces, impriment leurs documents de présentation, photographient les maquettes et préparent les oraux. Les présentations commencent à 16h, parfois avec émotion car la semaine a été intense. La journée s'achève par une soirée d'adieu à Bea à l'Autruche, organisée avec l'appui de La Loge.

Le workshop aura donné lieu à 5 projets :

  • Pleasure in Disguise (Nolwenn & Alexis), un dispositif pour découvrir le plaisir grâce à l’envers de ses vêtements ; où l’occasion d’articuler silicone & textile, y compris sur des vêtements d’intérieur, qui se font kinky sans en avoir l’air.

  • Tickle (Camille, Nina & Fanny), une série d’objets permettrant de générer des sensations inattendues avec les doigts, la langue… Ces pièces à chausser étaient techniquement intéressantes dans la mesure où elles ont travaillé le silicone dans ses aspects les plus fins, avec des procédés longs et des risques de déchirures du matériau.

  • Plug To Plug (Antoine, Aurélien & Alexandre), deux plugs anaux qui questionnent la place du sexe anal dans les couples hétérosexuels. Dans la lignée des questionnements de la journée d’étude, il s’est agi de revisiter l’assignation de parties du corps à des symboliques passif/actif, masculin/féminin ;

  • Mx. Subi (Léa, Caroline & Maëlle), un plateau discret qui cache un scénario BDSM inattendu. Intégré à l’habitat, cet élément est le lieu d’une complicité entre læ “dom” et son “sub”, et peut constituer une amorce pour le sexe.

  • Fluid.e (Liz, Sarah & Laurie), une gamme d’objets pour découvrir des expériences sensuelles autrement que par la pénétration, en utilisant l’air, l’eau, le chaud, le froid…et une gamme d’objets adaptés exploitant le souffle ou la fraîcheur d’un glaçon.

Ce workshop s’achève et laisse place au workshop suivant, L’effondrement qui vient [2] qui se déroulera avec les m1 à Albi. Pour le prochain workshop de m2, rendez-vous en 2018 !

Sex Plays! : la conférence

Lundi 27 novembre 2017 s'est tenu à l'UT2J la conférence Sex Plays! introduisant le premier théma de l'année du master DTCT. Il s'agit d'aborder le thème du workshop à venir avec une variété d'intervenant/e/s expert/e/s dans leurs domaines. Sujet de l'année : les objets du sexe et les questions de design qui les animent... Nous avions pour cet événement un double partenariat avec l'entreprise BS Atelier et avec Elkem Silicons représentée par Maria Murcia.

La conférence a donc démarré avec une présentation de son organisateur*e, Pia Pandelakis, qui a précisé les enjeux du théma : adopter une stratégie de "queerisation" des usages pour penser les objets du sexe au-delà des normes qui les contraignent habituellement. Dès le début de la journée, les étudiant/e/s du CETIM ont attaqué les traductions simultanées pour notre designer invitée Beatriz Higón.

Cette présentation s'est poursuivie en fondu enchaîné avec Anthony Masure (enseignant-chercheur et membre de l'équipe mDTCT), avec qui Pia travaille régulièrement. Leur présentation constituait un retour sur un travail antérieur portant sur les sexbots (robots pour le sexe).

Alexandre Saint-Jevin, psychanalyste et enseignant en arts plastiques nous a ensuite parlé de l'histoire du sextoy, en connexion avec l'histoire de l'hystérie. Ses exemples ont permis de saisir l'importance des objets dans un univers fantasmatique et psychique.

La matinée s'est terminée par une présentation de Maria Murcia, qui a précisé les qualités techniques du matériau silicone, et plus précisément des échantillons apportés pour la semaine. Des démonstrations en direct ont permis au public de tester les qualités versatiles de ce matériau.

Les étudiant/e/s ont ensuite convié les invité/e/s à un buffet convivial dans leur salle.

L'après-midi a repris avec une présentation de notre designer invitée, Beatriz Higón, qui a parlé des articulations complexes entre militantisme queer et viabilité d'un atelier de design de sextoys. Il a été question de pièces précises, analysées par leur créatrice qui a discuté des méthodologies et processus de création engagés par BS Atelier, tout en évoquant la possibilité permanente du pink washing. Les étudiant/e/s du CETIM (master Traduction, Interprétariat et Médiation) ont été particulièrement sollicité/e/s à ce moment de la journée, devant traduire consécutivement les propos de Beatriz.

Élodie Lefebvre, sculpteure, a ensuite parlé de sa relation au matériau silicone dans un projet précis, Déposés. La relation entre l'organicité du corps et celle du matériau engagé a été ici questionnée et déployée.

Carmina a ensuite évoqué son expérience de journaliste au Tag Parfait et de vidéaste/camgirl/testeuse. Elle a évoqué une multitude d'exemples de sex toys existants et expliqué leur rôle dans les productions et interactions pornographiques.

Enfin, Camille Khoury a évoqué l'usage de dildos dans le contexte de la performance théâtrale avec la pièce Pâquerette de François Chaignaud et Cécilia Bengolea. L'évocation de la pièce lui a permet de parler du codage sémantique de l'anus, en évoquant les écrits de Guy Hocquenghem.

Une journée que nous avons quittée épuisé/e/s, mais plein/e/s d'inspiration pour la semaine de workshop qui a suivi !

Théma matériaux : Sex Plays!

Le premier théma de l'année approche ! Et comme chaque année, c'est l'approche matériaux qui ouvre la marche... Le matériau retenu cette année est le silicone, dans un théma intitulé « Sex Plays! » qui portera sur les objets du sexe, leur conception, leurs usages, et les implications politiques d'une telle approche.

Rendez-vous lundi 27 novembre à 9h30 pour le début de la journée d'échanges, en amphi 3, bâtiment Olympe de Gouges de l'Université Toulouse - Jean Jaurès. La journée sera live-tweetée par les étudiant/e/s grâce au hashtag #SexPlays.

Les étudiant/e/s se retrouveront plus tôt, à 9h, en GH003 pour accueillir les participant/e/s de la journée.

le programme en français

the program in english!

Workshop Recherche 2017

La rentrée des nouveaux/elles masters a enfin eu lieu ! Après l'accueil du lundi 16 octobre et les mini-conférences du mardi 17 (deux présentations par les designers Émilie Cazin et Sylvain Bouyer), le travail de définition et recherche de sujets s'est lancé, soit quatre jours de cartes heuristiques, discussions, recherches en bibliothèque... En voici un petit aperçu.

Les étudiant/e/s de M1 et M2 rassemblé/e/s pour les premiers briefs et retour sur les 100 dessins réalisés pendant les vaccances.

Le workshop a aussi été un temps convivial avec la préparation de la "salade de l'amour" par les étudiant/e/s.

Workshop Dystopies de la communication (2017)

En février 2017, les master attaquent leur quatrième et dernier workshop du cursus. Après la JE « Dystopies de la communication », le workshop du même nom est mené par Anaïs Triolaire, designer.

Les étudiant/e/s du M2 en plein travail (et Anaïs Triolaire en petit dans le coin !)

Le sujet suivant était proposé :

Aujourd’hui, l’appauvrissement des ressources planétaires, la multiplication des conflits mondiaux, la “radicalisation” des extrémismes religieux, le réchauffement climatique, la montée du populisme et des formations politiques d’extrême droite… laissent imaginer de sinistres futurs, alors même que nos réseaux de télécommunication, ceux-là qui nous renseignent sur ce sombre contexte, semblent appelés à devoir proliférer. Si les utopies du XXIe siècle travaillent à penser (entre autres) les énergies propres, l’investissement des communs, le retour à l’économie locale ou encore les changements de paradigmes alimentaires, peu de scénarios font la part des télécommunications - si ce n’est pour admettre que nous avons Internet, et que nous devons penser ses usages pour assurer notre devenir.

Nous vous proposons de sortir de ce cadre, et de vous faire dystopiste. Élection de Marine Le Pen en mai prochain, catastrophe nucléaire à grande échelle, épidémie foudroyante, tsunami débordant, nuage de poussière provoqué par la chute d’une météorite, apocalypse zombie… Autant de scénarios fous, atroces, plus ou moins probables. Dans toutes ces situations, et d’autres plus créatives que nous vous invitons à penser, la communication sera nécessaire. Mais quelle sera-t-elle ?

Tout au long des 4 jours, les étudiant/e/s ont proposé une série de scénarios fous, inédits, stimulants...

Eau Secours : un scénario de montée des eaux catastrophique en Europe.

L'amour dure 4 jours : que deviennent les « progénitures » dans ce contexte ?

Contexte pré-électoral oblige, c'est l'élection de Marine Le Pen et un mode de fichage très particulier qui est ici envisagé.

Mobilisation générale dans le cadre d'un scénario où le lierre prolifère, pour recouvrir tout le territoire urbain...